Septembre le mois le plus tendre

Publié le par Clém.

Les images, les sensations, les saveurs des vacances s’éloignent tout doucement de ma mémoire et la VILLE reprend le dessus dans mes poumons, sous mes yeux et s’imprime dans mon cerveau telle une empreinte grise.

Pour l’instant je résiste, je reste en retrait, en observation  comme derrière une grande fenêtre sans tain.


Mais jusqu’à quand ?

 

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Soudain Jules me dit « tu as vu ce vert, comme il est intense ce vert ! » Le vert des blettes sur levier…

Retour arrière : en Lozère, cet été, je suis restée souvent à observer l’infini nuancier du vert de la nature. Impossible à compter tellement il y en avait : une palette complète de vert en monochrome : le vert bourgeon, le vert des pins qui sent bon l’été, les verts foret de feuillus, le vert limace, le vert faune, le vert-vert,  le vert de gris...


Vous voyez, là, de quoi je parle ?

 

Ici à Paris ce serait plutôt  le gris de gris surtout sous la pluie.

Les premiers jours tout va bien, il y a le soleil qui réchauffe, les peaux nues encore bronzés ; un coin de vacances sur chaque lèvre et l’excitation de la rentrée.

Et puis il y a l’après : le boulot, le train train… cette mauvaise ambiance au travail comme dans les transports…


Heureusement il y a mes patients qui me sourient parce qu’ils sont contents de me revoir et qui rigolent à mes jeux de mots malgré leur soucis, leur souffrance et l’angoisse de cette vie là. C’est eux qui me donnent une leçon. Une leçon de vie.

Pourtant elle n’est pas au programme scolaire celle-ci.

 

J’écoute la pluie qui assourdit le bruit des embouteillages, des klaxons et des gens qui cris… et je me rappelle de ce silence pendant nos vacances. Le chant des oiseaux et des chauves-souris que l’on épiait à  la tombée de la nuit. Nos oreilles étaient au repos ; il n’y avait guère que le rire des enfants pour nous chatouiller et nous éclabousser de leurs bonnes humeurs.


Là, ils rigolent moins, ils râlent pas mal, même.


Alors pour adoucir un peu le rythme fou de la semaine, nous passons tous nos week end dehors, à nous rouler dans l’herbe, à manger des pommes et à embêter les escargots. On n’allume plus trop la télé, on s’écoute, on raconte, on se raconte aussi un peu et on se marre, on se bidonne en gloussant bien fort.

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Mercredi on sort la machine à pate, on se fait des raviolis aux 3 fromages et avec le reste de pate, on déroule des tagliatelles à 8 mains. un vrai bon moment et un vrai régal. Ces pates là avaient une de ces saveurs!

 

Je râle un peu car mon robot est en panne, totalement en panne depuis que je lui ai ouvert le capot parce que le hacheur ne fonctionnait plus qu’1 fois sur 10.

« c’est juste un faux contact ! » je me suis dit.

Oui, surement, mais maintenant il n’y a plus rien qui fonctionne… cet appareil à quoi ? 18 mois ! Et donc n’est plus sous garanti (bande de voleurs !) Et comme je m’en sers tout le temps… et hop les petites sauces maison et par ici le choux  haché menus avec les blettes : et c’est parti pour un gratin. Dévoré, pour sur ! Car on voit même pas que c’est du légume !

 

Mais depuis je ne trompe plus personne et mon gratin n’a plus autant de succès…


Oui mais.... j’ai ma nouvelle petite voisine qui est en CAP pâtisserie et qui s’entraine dans sa cuisine…Elle s’entraine à faire toute sorte de brioches et comme ça fait beaucoup pour elle et sa coloc, elle nous en fait profiter aussi !

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Alors c’est qui les petits chanceux, hein ???

Je vous raconte même pas l’odeur de ces petites choses !


Bonne semaine à tous


 P.S. : le titre de mon blabla vient d'une chanson de Claude Nougaro : l'ile de ré

Dans l'île de Ré

Ma belle adorée

Je t'emmènerai

Bientôt

Au mois le plus tendre

Le mois de septembre

Où l'on peut s'étendre

Bien seuls

Regardant la plaque

Des flots et les flaques

Que les soirées laquent

D'argent

Regardant les teintes

Allumées, éteintes

D'une toile peinte

Par un génie clair

....

 

 

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