ecrire...et vivre !

Publié le par Clém.

Voici un texte de quelqu'un qui m'est très cher. Bonne lecture...


Non mais t’as déjà vu ça ? En pleine paix. Y chante et puis crac, un bourre-pif ! Mais il est complètement fou ce mec ! Mais moi, les dingues j’les soigne. J’m’en vais lui faire une ordonnance, et une sévère ! J’vais lui montrer qui c’est Raoûl. Aux quatre coins de Paris qu’on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi quand on m’en fait trop, j’correctionne plus, j’dynamite, j’disperse, j’ventile...

Mais y connaît pas Raoûl ce mec !.. Y va avoir un réveil pénible... J’ai voulu être diplomate à cause de vous tous, éviter qu’le sang coule... Mais maintenant c’est fini... je vais le travailler en férocité... le faire marcher à coups de latte... Ama pogne je veux le voir... Et je vous promets qu’y demandera pardon !... Et au garde-à-vous !

Après, j’me rappell’plus j’ai dû m’endormir. C’est le lendemain que ça a commencé.

Je suis plongé dans un pot de mélasse, dans lequel pataugent winnie l’ourson en string et leo ferret, qui me hurle à l'oreille que la bonne porte c’est pas Saint Vincent, mais moi je m’en fous mais plus je m’en fous, et plus il crie, et sa voix devient aigrelette comme le réveil qui sonne et me voilà tout patrak à moitié assis sur un matelas que je connais pas, dans une chambre que je connais pas.

Rien

Murs crème, et par terre, juste un matelas, avec moi dessus.

Ca fait bizarre

Je me lève, et je me trouve …léger. Mon éternel jean me colle à la peau. J’écarte le rideau rouge, et , par la fenêtre mon regard cherche un repère, quelque chose que je connais : il neige doucement, et mon cœur se met à battre trop fort, je n entends plus que lui, il va sortir de ma poitrine, j’attends le choc, tombant sur les genoux, je me recroqueville, et le calme revient

Combien de temps j’ai dormi longtemps, peut être, je sais pas et j'ai froid je vais sortir de cette pièce- non pas que je m’y sente mal : elle est refuge- mais savoir, me situer où et quand. Ma main sur mon visage une barbe de 15 jours

J'ouvre la porte, et je pénètre dans un couloir sombre seuls signes de ma présence : les grincements du parquet

De plus en plus sombre, de plus en plus noir de plus en plus humide je marche je n'entends plus mes pieds peut etre je suis deja mort ou c’est pour maintenant silence dans ma tête le secours ne viendra pas, et le point de non retour est atteint depuis le début silence dans ma tête et je marche sans plier mon dos l'enfer peut être, ou rien…

Rien

On m'appelle je suis sur : on m'appelle c'est un cri comme un enfant qui a peur et la seule chose au monde qui peut enlever cette angoisse- ou cette douleur- c’est ma présence je reponds, je dis oui, je suis là ça y est c’était un cauchemar mais c est fini aucun son ne sort de ma gorge je force des larmes coulent sur mes joues et une douleur atroce me carbonise la bouche –silence- l'appel a fondu- je reprends la marche depuis combien de temps, je ne sais pas la fatigue ne m'atteint pas encore pas plus que la faim

Je suis juste une volonté qui s'enfonce

Ya des moments où son vide me remplit

Publié dans divers invariables

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