ni plus ni moins...

Publié le par Clém.

D’habitude je vous envoie des photos mais ce soir j’ai juste envie d’écrire - publira ou publira pas- j’aime bien écrire mais ça demande une sorte de recul sur soi-même que je ne suis pas toujours capable d’assumer…

A peu près une fois par jour il y a quelqu' un qui me demande comment je fais pour pouvoir tout assumer? Comme si, peut être, mener de front 3 enfants et un travail était une chose extraordinaire. Tisser le quotidien ni plus ni moins.

C’est avant tout un travail constant sur soi.

Surtout pour ne pas se prendre la tête (pour tout et pour rien). Parce qu’il est plus facile de s’énerver que de rester zen. Et pourtant rester zen ne veut pas dire qu’il faut laisser les petits monstres grimper en haut des placards ou jouer avec les prises électriques…

Constamment c’est dire et redire les interdits (en trois exemplaires !) Toutes les deux minutes il faut reprendre les choses sans perdre son calme…

C’est très souvent que je m’énerve. Je ne prétends pas d’ailleurs devenir la meilleure des mères, j’ai plein de défauts et des qualités aussi (heureusement !) mais la patience n’est pas mon fort. Ils le savent, ils savent que je m’énerve vite et qu’il vaut mieux ne pas me faire aller jusqu’au troisième avertissement, qu’après on se fait punir qu’on aime pas ça et qu’on pleure.

C’est aussi ça la vie.

Aujourd’hui Samuel m’a fait son premier vrai bisou. Hier c’est Giovanni qui m’en a donné des tonnes et ça nous faisait rire tellement ça claquait sur ma joue!

J’aimerai garder ces petits moments d’amour, gravés quelque part au fond de mon cœur et de ma tête, même quand je serai vieille avec mon Alzheimer. Ces petits moments perdus au milieu du reste.

C’est ces petits moments qui font que tout le reste est supportable. Maintenant je me demande ce que serait ma vie s’ils n’étaient pas là.

J’ai tellement besoin de me sentir utile pour exister, qu’avec eux je suis servie ! Sauf que là je me sens tellement indispensable que s’en est oppressant. Je me dis et je vois que chaque jour ils deviennent de plus en plus autonomes et qu’ils n’auront bientôt plus autant besoin de moi. Mon travail consiste à leur donner autant de confiance en soi qu’il faut pour qu’ils se suffisent à eux même. S’ils décident d’aller vivre à l’autre bout du monde, il faut que le manque soit supportable pour ne pas entraver leur rêve.

Qui a dit que le travail de parent était facile?

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maryvonne 28/11/2008 10:29

Je découvre ton blog et t'accueille avec beaucoup de plaisir dans ma communauté "aux bonheurs multiples". Je sens que tu auras beaucoup de choses à nous apporter, autant dans ton expérience de famille nombreuse, de jumeaux, mais aussi de maman avec ses coups de gueule et ses coups de coeur. Je me sens très proche de toi en lisant cet article...Mes enfants sont beaucoup plus grands (entre 11 et 13 ans), mais les questions sont les mêmes...Quel est mon rôle de mère, comment les rendre autonomes, comment gérer le quotidien et rester zen...Je reviendrai te voir !

margot 22/11/2008 18:30

Un joli billet qui dit bien la difficulté de "tout ça" et puis avec l'entrée dans l'hiver tout semble encore plus oppressant… biz et courage.