ma grossesse gémellaire suite n°2

Publié le par Clémentine

Ma grossesse gémellaire suite n°2

J’ai appris énormément pendant cette période…

Au début, avant que j’apprenne que j’attendais des jumeaux, je me suis renseignée sur les conditions d’un accouchement à domicile.

Je trouvais ça vraiment sympa. Je savais que l’accouchement serait plus rapide que la première fois et que je pourrais supporter la douleur des contractions quelques heures. Et puis comme nous habitons à deux kilomètres d’une grande maternité de niveau III, toutes les conditions étaient réunies.

J’avais un autre désir qui me tenait particulièrement à cœur : c’était d’arriver, cette fois-ci, à allaiter mon enfant le plus longtemps possible, tout en reprenant le travail rapidement.

C’était donc sans compter l’arrivée de mes deux loustics!

L’accouchement à domicile, j’y ai donc renoncé sans sourciller.

Pour l’allaitement, je ne voyais pas comment c’était possible avec les deux en même temps… Et pourtant en allant sur les forums des parents de jumeaux, je lisais des témoignages qui démontraient le contraire.

Alors je n’y ai pas renoncé et je me suis bien documentée.

J’avais allaité Bastien pendant deux mois, en alternant biberon et seins. L’expérience de la première fois m’a énormément aidé et j’ai pu allaiter mes bébés pendant 4 mois.

Je vous en reparlerais plus tard, plus en détail, pour vous dire combien cet allaitement a était déterminant dans la relation individuelle avec chaque enfant. Et comment tout à pris sens à partir de ces instants...

Nous avons eu beaucoup de mal à trouver les prénoms, nous avions décidé d’attendre de connaître les sexes des enfants. Surtout que pour Bastien nous avions cherché longtemps avant de tomber d’accord. Pour les prénom de fille nous trouvions immédiatement mais pas pour les garçons…

Mais j’espérais profondément attendre au moins une fille. Je me rassurais en me disant que statistiquement j’avais plus de probabilité d’avoir une fille puisque j’en attendais deux et que j’avais déjà un garçon!

En sortant du cabinet d’échographie, je me rappelle avoir pleuré, un petit peu, parce que quand même j’aurais bien aimé avoir une fille.

Avec mon mari nous avions décidé de faire chacun une liste de 10 prénoms où l’autre choisirait dans l’autre liste le prénom qui lui plaisait le plus.

Nous avions donc choisi Victor et Hugo totalement par hasard et sans concertation…

Mais comme nous ne voulions pas de Victor Hugo à la maison mais bien deux enfants distincts l’un de l’autre nous avons donc décidé de nous orienter vers deux prénoms très différents.

En premier nous avons trouvé Samuel, prénom protestant (si si!!)très en vogue au Canada. Nous en aimions la douce sonorité.

Et puis bien après, j’ai proposé Giovanni. Je ne pensais pas que Yves (mon mari) l’aimerait puisque dans la vingtaine de propositions précédentes aucun n‘avait retenu son attention…

Giovanni est un prénom que nous trouvions très joli et très gai. Il est en Italien ce que Jean est en français.

Je ne crois pas que l’on choisisse un prénom par hasard. Il y a les sonorités, le nombre de syllabes, ce qu’il nous évoque consciemment ou non.

C’est ainsi que plusieurs mois après la naissance de mes enfants j’ai fait quelques rapprochements. Coïncidence ou non.

Bastien : mon ami d’enfance s’appelait Sébastien

Giovanni : ma meilleure amie s’appelle O’Wanny

Samuel : le meilleur ami de Yves et mon père s’appelle Michel

Et puis nous leur avons donné les prénoms de leurs 4 arrières grands-pères…

Et puis la gynécologue de l’échographie nous avait dit qu’il y avait de grande chance pour que ces bébés soient de faux jumeaux. Mais elle n’en était pas certaine.

En effet selon les statistiques (j’aime ça moi les stats!) 70% des bébés qui sont dans deux placentas sont des dizygotes et par déduction 30% sont de vrais jumeaux.

Mais là aussi j’aimais à croire que j’attendais de faux jumeaux : deux bébés très différents. Et tant qu’à faire : un blond aux yeux noisettes et un brin aux yeux bleus!

Bastien je l’avais imaginé blond et rond comme un poupon ce qu’il était. Pour mes bébés je n’arrivais pas à les imaginer. J’avais beau essayer, je ne les imaginais pas. C’en était troublant.

 

Je crois que si on m’avait dit que j’attendais des monozygotes, j’aurais vraiment déprimé!

Cependant la gynéco n’avait pas exclu cette hypothèse…

Lors d’une des dernières écho, nous avions emmené Bastien pour qu’il se fasse à l’idée qu’il n’allait bientôt plus être tout seul.

La gynéco en nous remettant les photos avant notre départ et en le regardant nous confirma qu’ils avaient vraiment un air de famille tous les trois : ils avaient le même petit nez retroussé!

C’est vrai qu’ils se ressemblaient sur les écho mais comme il y avait toujours un des deux qui était de trois quart : ça lui faisait une de ces bobinettes! Et là non plus je ne savais pas qui était qui…

Je pensais, à tort, que des enfants monozygotes se ressemblaient physiquement ( c’est incontestable!) et qu’ils avaient le même caractère. Cependant, et malgré des lois de la génétique que je ne connais pas, le caractère de chaque enfant est souvent très différent.

Publié dans j'attends des jumeaux

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