2014 épisode 2

Publié le par Clém.

DIGRESSION

Avertissement : Cher lecteur : si tu es dans un croisement de ta vie où tu es à la recherche de sens, de vérité, d’une raison d’être ? PASSE ton chemin ! Cet article n’a aucun intérêt pour toi. Pour les autres non plus, je te rassure, sauf qu’eux n’ont surement rien de mieux à faire !

Perfectible.

Ce n'est pourtant pas un mot que l'on rencontre souvent. Cependant je l'ai rencontré 2 fois en 3 jours. Effet de mode ou hasard ?

Perfectible ? C'est-à-dire…

Perfection + Susceptible = perfec-tible !

Et pourquoi pas ?

Mais ça ne veut pas dire grand-chose car qui atteint la perfection ne peut être à ce point susceptible, susceptible de quoi ? D'être perfectionniste ?

Bon, allons ouvrir un dictionnaire. Ou plutôt wikipédia (= encyclopédie écrite par n’importe qui, qui croit en connaître plus que son voisin. Donc à peu près tout le monde)

Être perfectible c'est être susceptible d'amélioration donc être susceptible de perfection.

Susceptible ayant lui même 2 sens (au moins) susceptible de nous intéresser :

Sens 1 : qui se vexe, se froisse, s’offense aisément

ou

Sens 2 : capable de

Je n'avais donc pas tort ! Pour pas dire que j'avais donc raison avec le deuxième sens. Bien qu’avec le 1er ce serait possible aussi = se froisser de perfection. Genre « je suis vexé de n’avoir eut QUE : 19,95/ 20 » . Et oui il y a des gens comme ça !

Je ne vous cache pas que personnellement je n’ai jamais connu un truc pareil.

Moi c’était plutôt : « quoi 19,95 ? » soit c’est un piège du prof pour voir si je sais compter avec des nombres décimaux ou alors c’est une inversion de copie dont il va se rendre compte au moment de poser la feuille sur la table avec un « Ah oui je me disais aussi ! » avec un gros rire de débile (gros pervers !)

Tout le monde suit là ?

Tout est donc une histoire de sens, en réalité la langue française est fourbe car en disant une chose, on peut très bien dire autre chose. Tout dépend de ce que l'on entend et du sens que l'on y met.

D'ailleurs, tous les jours, si on y prête un tant soit peu attention, il se produit des petits écarts de langage, des tous petits écarts de sens qui passent pour la plupart des gens, totalement inaperçus.

Illustration :

Monsieur : « eh conasse, qu’es’ce t’as merdé !? t’as foutu du sucre dans mon café !!! »

Et là Madame répond « mais de rien mon chéri, pour une fois j’y ai pensé ! »

( no comment )

Mais c’est pas le pire !

Car en réalité, c’est dingue ce qu’on a tendance à penser tous pareil. En vérité c’est louche, moi je vous le dis !

Ou alors archi-pire quand on pense ou blanc ou noir, ou droite ou gauche (tiens, oui la minute politique !) avec un acharnement quasi hystérique à ne vouloir entendre parler de rien d’autre. Alors que c’est PAREIL ! Diviser c’est mieux régner, ah, ah ! à méditer… un jour on reviendra sur le système démocratique qui n’est peut être qu’une dictature déguisée à 2 ou 3 têtes…

Bref.

Moi la première je suis (du verbe être ou du verbe suivre) un total produit de la normalisation ! Ça fait chier mais c'est comme ça. De temps à autre j'en ai bien conscience mais ça prend beaucoup de temps et d'énergie de lutter contre.

Alors bon c’est que j’ai pas que ça à faire non plus…

N.B. le titre c’est digression et pas discrétion, agression, dépression, répression, punition…La conclusion du jour : méfie-toi, lecteur, des mots se terminant par « ion ».

Publié dans 2014 épisode

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